Réforme des Retraites : Quand l’UFAP dérape….

Réforme des Retraites : Quand l’UFAP dérape….

18 octobre 2019 Non Par ugsp

En date du 08 octobre 2019, la CGT Pénitentiaire adressait un courrier à l’ensemble des organisations syndicales de l’Administration Pénitentiaire, dans l’unique intérêt des personnels, pour qu’une rencontre unitaire ait lieu afin de créer un rapport de force pour dire non au projet de réforme des retraites DELEVOYE.

Dans un communiqué daté du 14 octobre 2019, l’UFAP-Unsa Justice se permet, non seulement de dénigrer ce courrier d’appel à l’unité syndicale, mais enfonce le clou en laissant croire à qui veut l’entendre que la CGT ne défend pas plus que cela le cadre actif et la bonification du cinquième pour les personnels de surveillance ! Foutaises !

Quelques points en réponse aux mensonges et à la mégalomanie ufapienne :

  • A lire l’UFAP, l’UNSA aurait parlé des personnels pénitentiaires lors du dernier Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) et obtenu une rencontre avec DELEVOYE ! Pure mégalomanie ! Tout syndicat pénitentiaire qui s’intéresse à la question a eu connaissance d’une rencontre à venir depuis des lustres ! (Seule la date était à fixer) Il ne restait plus alors pour l’UFAP, qu’à mystifier tout le monde en faisant croire que son action avait permis de décrocher une date de rencontre de haute lutte ! Risible ! C’est comme si la CGT affirmait que c’est grâce à son courrier aux autres syndicats, les invitant à une rencontre sur les retraites, avait permis un tel aboutissement !
  • Lors de ce conseil commun, nul n’a parlé particulièrement des pénitentiaires, pas plus l’UFAP. Le débat s’est porté sur les régimes des forces de sécurité dans leur ensemble ! Et le représentant Fonction Publique CGT n’a pas du tout été véhément avec les fonctions régaliennes. Il a naturellement et justement indiqué, il est tout de même dans son rôle, que de nombreuses professions autres que les professions régaliennes méritaient un traitement favorable ! Mais à moins que l’UFAP, dans l’UNSA, se fiche totalement des autres fonctionnaires, telles par exemple les aides-soignantes qui ont également un métier très pénible ? Que dire aussi des égoutiers du secteur public ! A la CGT, si nous pensons à nos collègues, nous n’oublions pas non plus les autres fonctionnaires !
  • Lors du Conseil Commun Fonction Publique, le mégalomane en chef de l’UFAP était expert. C’était un conseil commun particulier puisque sur les retraites, il y avait donc des dizaines d’experts pour tous les syndicats. Mais aucun d’entre eux n’a pris la parole. Mais voilà, à quoi joue l’UFAP ?  La seule présence de son SG même taiseux, ce qui a dû lui en coûter, vaut victoire ! Peut-être a-t-il des dons de télépathie pour communiquer avec M. DELEVOYE ? Ou alors nous fera-t-il croire à une pseudo discussion en off ? Le SG de l’UFAP va-t-il rencontrer M. MACRON sur cette question ? Le suspens est insoutenable !

Mais revenons  à nos moutons : La CGT ne défendrait pas plus que cela le cadre actif et la bonification du cinquième pour les personnels de surveillance ?

Non seulement la CGT exige le maintien du système actuel, mais également et surtout son amélioration, par une bonification d’un trimestre par année travaillée sans limitation de durée,

La CGT Pénitentiaire

l’abrogation de la décote par trimestres manquants, le retour à une ouverture du droit à retraite à 50 ans, etc…

Il est d’ailleurs intéressant de s’apercevoir que l’UFAP se met à copier les revendications de la CGT Pénitentiaire en matière de retraite des personnels de surveillance !!! Nous rappellerons à l’UFAP que lors des conflits de 2018 et 2019, seule la CGT Pénitentiaire revendiquait déjà la bonification du 1/4ème qui depuis, a été revendiquée par tous les syndicats dont l’UFAP très récemment. !

Cette organisation syndicale n’est d’ailleurs pas à une contradiction près puisque dans le tract du 14 octobre dernier, elle écrit « qu’avec les précédentes réformes, le système actuel est équilibré, viable et non déficitaire » !!! Cette phrase s’apparente donc au fait que ce syndicat se contente des reculs de la précédente réforme et soit d’accord que les surveillants travaillent à minima deux années de plus qu’auparavant pour prétendre à la retraite (52 ans au lieu de 50 ans), que l’application d’une décote pour trimestres manquants est normale, que la pension soit moins élevée malgré plus d’années de travail, etc.……. 

Pour rappel à ce syndicat, actuellement, la moyenne d’âge de départ en retraite d’un personnel de surveillance est de 56 ans ! Et ce n’est certainement pas parce que les personnels se plaisent dans ce métier, mais bel et bien parce que, effet des réformes précédentes oblige, le niveau de pension est tellement faible à 52 ans, que les agents se retrouvent obligés de prolonger malgré une fatigue avérée due aux rythmes de travail déments.

Décidément et encore une fois, la CGT Pénitentiaire ne peut que déplorer l’attitude de ces « irresponsables syndicaux », qui au lieu de ravaler leur fierté et égo surdimensionnés afin de défendre l’intérêt de tous les personnels pénitentiaires, de tous les salariés, du public comme du privé, préfèrent continuer à entretenir la division sur fond de mensonges et de mépris.

L’enjeu est énorme pour les personnels. Les reculs sociaux s’accumulent. Les attaques contre les acquis se multiplient.

Seul le rapport de force, dans l’unité syndicale la plus large possible, non seulement permettra de faire reculer ce gouvernement sur ses projets néfastes, mais également permettra de gagner de nouveaux acquis !

La CGT Pénitentiaire réitère sa demande de rencontre. Il ne faudrait surtout pas que certains fassent croire aux collègues que la réunion du 12 novembre modifiera la donne. Le gouvernement ne reviendra pas sur sa réforme par point dans « une simple réunion de salon ». Mais, si l’UFAP et d’autres souhaitent à minima en rester avec le système actuel, voire l’améliorer nous concernant, alors, les pistes de l’action sont possibles et à envisager ensemble !

Ou alors, ceux qui feront le choix de jouer la division en assumeront les conséquences.

 L’heure est à la mobilisation unitaire !

                                                                                   Montreuil, le 18 octobre 2019.