MA Sarreguemines : Questions pour une Championne !

MA Sarreguemines : Questions pour une Championne !

19 novembre 2020 Non Par ugsp

Depuis la nomination d’un 1er svt faisant fonction (note 99/2020), Il ne reste que 2 postes fixe pour assurer l’ensemble des missions annexes, cela déstabilise toute l’organisation de l’établissement. Les agents en détention sont régulièrement prélevés pour d’autres tâches, abandonnant leurs postes, ce qui laisse l’étage concerné sans surveillance pendant un laps de temps aléatoire.
Qui est responsable en cas de problème sur la coursive pendant l’absence du collègue réquisitionné ?


Depuis plusieurs jours, les collègues travaillent en mode dégradé de jour comme de nuit, alors que le vivier disponible permet encore (pour l’instant) de combler les postes en détention et de nuit. Les agents de l’établissement, qui courent d’étages en bureaux pour pallier le manque artificiellement accentué par les décisions de la capitaine, seront les premiers sanctionnés en cas de dégradation des gestes professionnels pouvant entrainer de l’insécurité.
Qui est responsable, si un incident grave arrive de nuit (incendie) et qu’il n’y a que 3 agents pour gérer la situation ?


L’établissement abrite un « cluster » de la Covid 19, ce qui accentue, voire aggrave les difficultés dans l’accomplissement des missions. Avec un taux d’occupation de détenus supérieur à 150 %, la Maison d’Arrêt détient la densité en population pénale la plus élevée dans tout le ressort de la Direction Interrégionale Grand Est, problématique malheureusement récurrente.


Qui est responsable du flux incessant des nouvelles incarcérations alors que la structure est en « cluster » et affiche une surpopulation de 153% ?


Face à tous ces problèmes, la hiérarchie devrait nous soutenir, nous aider quand la situation devient tendue, mais il n’en est rien.


Notre capitaine se moque ouvertement des agents dont elle a la charge. Peu importe si le gradé de quart abandonne la détention pour surveiller la promenade pendant que le double portier accueille les familles pour le parloir, que la réintégration des promenades se fait avec 1 agent et 1 gradé ou que les draps sales des détenus ne peuvent être transportés à la laverie du CHS puisque le seul véhicule disponible est exclusivement réservé à l’usage de notre officier.


Seule compte l’illusoire image médiatique de la formidable cheffe d’établissement qui se targue de maintenir le cap et de soutenir son personnel.


Elle nous le prouve tous les jours en refusant de valider le service 2021, préférant distribuer des 1/30 à tour de bras, expliquant à qui veux l’entendre que notre Ministre ferait mieux de fermer cet établissement de fainéants grassement payés sans même transpirer.


Pourtant, le constat, sans appel, de l’explosion des heures supplémentaires qui dépasse allègrement les 108 heures par trimestre prouve à lui seul les conditions déplorables dans lesquelles nous travaillons.


La CGT locale encourage la capitaine à suivre l’exemple de la plupart de ses gradés et de faire une demande de mutation permettant ainsi à son ego déjà à l’étroit dans notre petite structure de s’épanouir sous d’autres cieux !!!

Le bureau local