Déni de morale et de justice : La 191ème sacrifiée

Déni de morale et de justice : La 191ème sacrifiée

26 février 2018 Non Par ugsp

L’administration pénitentiaire ayant décidé de polluer la tenue de la CAP de mutation en imposant que cette dernière soit entrecoupée par la CAP de titularisation de la 191ème promotion, la CGT Pénitentiaire dénonce l’abjecte tenue d’un conseil de discipline déguisé. Avec pour enjeu l’avenir de jeunes professionnels qui auraient dû être titularisés dès Janvier, nos camarades seront sacrifiés sur l’autel de l’aveugle répression d’une institution ébranlée par la détermination et la légitimité du dernier mouvement social.

 

Ce précédent sans aucune équivalence entérine le fait que la maladie contractée lors du mouvement social soit autoritairement assimilé à un fait de grève et justifie à ce que des stagiaires soient sanctionnés d’une prolongation de stage lourde de conséquence sur leur déroulement de carrière.

 

Indépendamment de la mesure de retenue de 1/30ème déjà assénée, l’administration s’autorise le prononcé d’une double peine, sans aucun fondement disciplinaire.

 

Avec pour seule motivation l’humiliation d’un corps qu’elle entend mettre au pas, l’administration bafoue les droits les plus élémentaires des personnels sous couvert d’un statut spécial d’un autre temps.

 

Révoltée et scandalisée, la CGT Pénitentiaire s’insurge d’un procédé dont la seule vertu consiste à alimenter la rancoeur et le ressenti de jeunes agents à l’adresse de leur administration.

 

Contre productif et méprisant, le DAP n’aura même pas dénié assumer ses responsabilités en déclinant personnellement les conditions d’application de l’inqualifiable mesure de rétorsion.

 

Parce que la CGT Pénitentiaire n’imagine pas aborder une CAP sereinement sans éclaircissement préalable relatif à la 191ème promotion. La CAP a été suspendue, dans l’attente des réponses souhaitées par notre organisation qui devraient nous être fournies dès demain matin par la DRH.

 

Soucieuse du devenir des stagiaires de la 191ème, la CGT Pénitentiaire entend défendre avec force et détermination le sort de nos infortunés collègues.

 

Lourde restera la responsabilité de ceux dont seul le silence coupable accompagne les dérives d’une administration égarée dans une sordide croisade répressive.

 

Montreuil, le 26 Février 2018

 

Déni de morale et de justice – La 191ème sacrifiée