Le mal-être des personnels pénitentiaires !

Le mal-être des personnels pénitentiaires !

28 mai 2018 Non Par ugsp

Le conflit qui a émergé en janvier dernier avait pour genèse le mal-être de tous les personnels de cette institution : que l’on soit personnel de surveillance, personnel administratif, personnel technique ou personnel d’insertion et de probation, les problèmes rencontrés lors de l’exercice de nos missions de service public étaient et sont toujours multiples. Ils influent de plus en plus sur notre état d’esprit, et ce, bien souvent au-delà de notre environnement de travail.

C’est dans ce contexte difficile, malgré la signature d’un relevé de conclusion minimaliste établie entre l’administration et une SEULE organisation syndicale, que nos collègues doivent assurer leur service chaque jour.

Pour les personnels de surveillance, les agressions, les insultes, les menaces et injures font toujours parties de leur quotidien (Fleury-Mérogis, Mont-de-Marsan, Brest, Draguignan, Aix Luynes…). Ces faits viennent impacter le moral des personnels, se sentant bien souvent abandonnés par une administration et un ministère préférant parler en terme comptable et budgétaire…

Le résultat, tout le monde le connaît :

Le personnel est laissé seul face à une population pénale de plus en plus vindicative et face à une hiérarchie qui applique des méthodes de management d’un autre temps.

Prenons pour exemple la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis. Depuis maintenant plusieurs semaines, il ne se passe pas un jour sans qu’un évènement vienne faire l’actualité du monde pénitentiaire : Agressions, menaces et insultes permanentes, insécurité, management déplorable…. Et pour autant, RIEN n’est fait par l’administration centrale pour mettre fin à ces conditions de travail désastreuses !!!

Après avoir subi des sanctions disciplinaires et comptables à l’issue du conflit ayant pour mot d’ordre Sécurité et Reconnaissance, la DAP démontre aujourd’hui, dans sa gestion de tous les jours, toute l’importance qu’elle peut porter à son personnel. C’est LAMENTABLE….

Les agents sont à bout de souffle et leur découragement est devenu palpable. Sur Fleury, les évènements tragiques de ces derniers jours avec les suicides respectifs de deux de nos collègues démontrent bien tout le désarroi qui peut exister dans cette profession.

Il est grand temps de « mettre un grand coup de pied dans la fourmilière pénitentiaire » !!! 

Car avec de telles conditions de travail et un management local, régional et national déplorables, nous n’arriverons jamais à résoudre nos problèmes de recrutement et de fidélisation.

 

C’est l’avenir de notre profession qui est en jeu !..

 

Montreuil, le 28 mai 2018

 Tract national CGT Le malaise penitentiaire