Quand les familles de détenus  s’y mettent !!!

Quand les familles de détenus s’y mettent !!!

18 janvier 2018 Non Par ugsp

 

Hier, vers 14 heures 45, au Quartier Maison d’Arrêt de Nantes, un agent pénitentiaire a fait les frais d’une altercation entre 2 familles au niveau de l’abri famille. Alors que notre collègue prenait en charge un visiteur qui devait se rendre à l’Unité de Vie Familiale (UVF), il est témoin d’une joute verbale entre 2 femmes sur fond de trafic de stupéfiants. Elles s’insultent, s’échangent des mots « doux »  dans un vocabulaire très fleuri   en présence d’enfants. Le surveillant intervient pour mettre fin à l’incident et s’aperçoit qu’une des 2 protagonistes a son permis de suspendu pour introduction de stupéfiants. Il demande donc à la visiteuse de quitter les lieux car son permis a été suspendu. En quittant la salle, elle dévisage sa rivale en lui mimant qu’elle lui tranchait la gorge. Quelques minutes plus tard, elle pénètre rapidement dans l’abri famille et se jette sur son opposante.  Elles se battent. Une des assaillantes sort une bombe lacrymogène et l’utilise. En s’interposant, le surveillant reçoit  du gaz en plein visage. Il parvient à  déclencher l’alarme et à isoler les protagonistes pour mettre fin à la bagarre. Le collègue est très incommodé par les émanations de gaz.

 

Les deux visiteuses ont été interpellées par les forces de l’ordre. Malheureusement, les policiers qui ont procédé à la fouille des 2 visiteuses n’ont pas retrouvé l’objet du délit. Une bombe lacrymogène qui est tout de même une arme de 4ème catégorie !!!!

 

Cette arme n’est pas retrouvée mais le visionnage des caméras de vidéosurveillance devrait permettre de confondre l’auteure de cette attaque envers notre collègue.

 

Et bien non, l’emplacement de la caméra de vidéosurveillance ne le permet pas. Les images ne sont pas exploitables. Impensable lorsque l’on sait que les agents sont isolés à l’abri famille, celui-ci se trouvant à l’extérieur de l’établissement pénitentiaire.

 

L’actualité pénitentiaire parle d’elle-même. La sécurité des personnels n’est plus assurée, tant dans les murs qu’à l’extérieur des murs. L’administration pénitentiaire doit protéger ses personnels. Les moyens humains et matériels doivent être engagés pour garantir l’intégrité des personnels car les conditions de travail des personnels se dégradent inexorablement de jour en jour.

 

La CGT Pénitentiaire exige de nos gouvernants, des pouvoirs publics et de nos dirigeants des actes forts et concrets pour améliorer les conditions d’exercice des personnels.

 

La CGT Pénitentiaire exige l’installation d’une nouvelle caméra de vidéo-protection à l’abri famille afin de « balayer » l’intégralité de ce local.

 

Le bureau local CGT

 Tract CGT – QMA Nantes – Quand les familles de détenus s’y mettent