« LE DESESPOIR »

« LE DESESPOIR »

13 février 2019 Non Par ugsp

Le service de nuit du 3 au 4 février aurait pu devenir une sombre nuit, une nuit fatidique pour notre administration et plus particulièrement  pour notre établissement.

En service de nuit, les surveillants ont trouvé très inquiétant le comportement du premier surveillant. C’est l’intervention d’une collègue qui a permis d’éviter le pire. Par la suite, l’ensemble du service de nuit s’est rendu disponible et à l’écoute afin de comprendre et d’épauler au mieux le premier surveillant en détresse complète.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Pourquoi notre collègue a-t-il atteint un tel degré de désespoir ?

Cette situation sinistre découle du mépris de notre directeur à l’encontre de son personnel, un mépris constant et acharné.

En effet, notre collègue avait demandé une audience à ce directeur afin de  lui exposer son ressenti et son désespoir. Une demande polie et respectueuse des formes et des règles, une demande légitime…Mais comme à son habitude et c’est une seconde nature chez lui, notre directeur n’a pas jugé opportun de donner une simple réponse.

Comment peut-on laisser une telle souffrance s’aggraver avec une telle indifférence ?

Il est vrai que le temps est sélectif chez ce directeur ! Plus ce temps implique des responsabilités et des prises de décisions, plus il est parcimonieux si ce n’est  inexistant !

Tous les services de l’établissement se plaignent de ses non-réponses, de ses silences opportuns, de son mutisme calculateur. Son attitude ne fait que déshumaniser  le personnel, elle nous déconsidère au plus haut point pour nous réduire  à rien.

C’est surtout la pression considérable exercée sur les gradés de roulement depuis des mois qui a mené notre collègue à  ce désir de néant, une pression lancinante instaurée et cautionnée par notre directeur. On oblige nos gradés à gérer l’impossible. Gérer les tensions extrêmes de l’isolement, du QD, de la rue, des parloirs… etc. Gestion des manques d’effectif la semaine et le week-end afin de couvrir les postes manquants, une gestion sur le vif, à l’arrache et dans l’urgence tout en tentant d’assurer une sécurité approximative !!Leur mission est devenue impossible et cette situation est amplement connue de vous, monsieur le directeur mais vous ne faites RIEN, vous les avez abandonnés en toute connaissance de cause !

Du haut de votre auguste piédestal vous êtes aux abonnés absents monsieur le directeur, vous brillez de milles feux par votre indifférence et vos décisions fantômes. Mais il est vrai que vous aimez tellement cela …. briller !! Rassurez vous, c’est exponentiel car plus vous brillez sous vos artifices, plus votre personnel s’enfonce  dans une nuit obscure  qui malheureusement devrait durer le temps de votre passage parmi nous.

Quant à nous, la CGT locale,  nous apportons notre plus grand soutien et amitié à notre collègue en souffrance ainsi qu’à sa femme   et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.                                                                                                                                                 CGT Pénitentiaire Le 07 Février 2019