Démantèlement en règle du Congés bonifiés période Hiver

Démantèlement en règle du Congés bonifiés période Hiver

15 décembre 2017 Non Par ugsp

En début de mois s’est tenu la séance d’attribution de congés bonifiés de la période Hiver 2018.
Un nouveau principe surgit hors de toute base réglementaire concernant l’attribution des congés bonifiés, à savoir le refus d’octroi des deux fêtes aux agents bénéficiaires.
Le côté absurde de cette note non communiquée à notre organisation s’applique selon le bon vouloir de la cheffe d’établissement en termes d’attribution, ainsi, certains obtiennent et d’autres non…où est alors l’utilité de la dite note.

Les demandes déposées un an à l’avance, c’est à l’administration en respectant les textes en vigueur de permettre à l’agent de jouir de son droit. La nécessité de service à géométrie variable s’applique sans motivation et le principe « au mérite » est également retenu comme critère d’attribution.

La Direction de la plus grande maison d’arrêt d’Europe, dépendante de l’administration pénitentiaire du ressort du Ministère de la Justice, nous disons bien du Ministère de la Justice, explique son principe : chacun à droit à pouvoir se reposer…opposant de fait les agents entre eux.

Madame la Directrice, les agents bénéficiaires et demandeurs des deux fêtes, cotisent pendant 36 mois afin de pouvoir revoir leurs familles et leurs proches qu’ils n’ont pas revues ni visitées, pendant trois ans. L’année de départ, l’agent demandeur ne prend pas de congés administratif durant toute l’année concernée…

Nous vous demandons de cesser vos pratiques, vous n’êtes pas au-dessus des lois !!
La législation en vigueur ne souffre d’aucune interprétation possible.
Et que dire de la gestion encore une fois particulière des recours, ou l’arrêt JAMART de 1936 devient une prérogative légale. En 1936 date de cet infâme arrêt, nous vivions encore la fin d’un régime d’un autre âge, alors la question se pose peut être les surveillants ultra-marins sont-ils des Français à part entière qui ne peuvent jouir de leur droit, d’ailleurs ils sont déshumanisés, remplacé par des numéros lors de ces commissions d’attribution avant même qu’ils fassent un recours.
Ce n’est pas ainsi que vous rendrez nos métiers attractifs à l’heure où l’administration pénitentiaire compte de plus en plus dans ces rangs des personnels originaires des départements d’outre-mer.

Ce que nous redoutons c’est que ces pratiques sur Fleury-Mérogis se rependent sur tout le territoire national donnant ainsi un signal fort mettant à mal toute une profession.
Tout ceci n’encouragerait pas de potentiel renforts en provenance des DOM pour venir nous soutenir. 70 % voir plus des agents bénéficiaires affectés sur l’établissement déclarent qu’ils ne se seraient pas engagés sans avoir la possibilité de retourner auprès des leurs tous les trois ans.

Il est, pour la CGT, inconcevable de ne rien dire ni de rien faire face à ce démantèlement en règle, à cette attaque frontale d’un droit acquis de haute lutte qui ne saurait souffrir d’une politique de différenciation entre agents.

Le Bureau local
Section CGT Fleury Merogis
tel :01 69 72 32 36/56318
mail :cgt.ma-fleury@justice.fr

 CB Hiver 2017